mercredi 28 octobre 2015

Les histoires drôles de Guillaume

Guillaume est le plus discret des trois en ce qui concerne l'apprentissage de l'anglais... et pourtant...


Un soir, alors que j'allais me coucher, je suis entrée dans la chambre de Guillaume pour fermer un peu sa fenêtre. Il était assis au milieu de son lit. Je lui ai demandé ce qu'il faisait....

- Somebody helps ?

Quoi ? répète stp

- Somebody helps ?

Ai-je bien entendu ? 

J'ai allumé la lumière. Il saignait du nez et visiblement il n'était pas vraiment réveillé. Je l'ai gentiment secoué, accompagné aux toilettes puis l'ai ramené au lit. Le lendemain il ne se rappelait de rien. Wouahhh, il rêve même en anglais....




Dans un autre style...

Nous nous promenions sur State Street à Santa Barbara, bondée de touristes (j'adore dire ça, puisque nous n'en sommes pas). Nous nous sommes arrêtés au passage piétons, en attendant que ça passe au "blanc". A côté de nous, deux hommes, dans la soixantaine, avec un accent bien français discutaient ensemble.

Guillaume, sans gêne, leur lance en anglais...
- Hey, you speake french !!! 

Je le trouvais bien culotté de leur lancer un pavé pareil, mais ça m'a bien fait rire.

Ce qui m'a encore plus fait rire, c'est la réponse des français... :

- Oh, désolé mon ptit bonhomme, nous ne parlons pas un mot d'anglais et n'avons rien compris à ce que tu racontes !

Yes ! Good job ! 






samedi 3 octobre 2015

Notre semaine sans Julie et sans Didier...

Didier est rentré dimanche dernier en Suisse pour deux semaines. Cela tombait juste sur le camp de Julie et nous nous sommes retrouvés juste à 3, durant 5 jours...

Merci pour vos messages d'encouragement  de cette semaine, ils m'ont fait beaucoup de bien.  

Homesick...
Je peux pas dire que j'en aie vraiment profité, de cette vie à trois. D'une part je devais gérer la tristesse de Julie à distance, et d'autre part, je devais gérer mon homesick... qui me poursuivait depuis plus de dix jours. Rassurez-vous ça a donné le tour hier, je vais à nouveau bien. On nous avait prévenu qu'une expatriation était moralement difficile, avec des hauts et bas et je peux ici vous le confirmer. C'est une véritable montagne russe, ingérable sur le plan émotionnel mais c'est intéressant à vivre, puisqu'on sait que c'est à durée plus ou moins déterminée. 

Nous avons eu quelques mauvaises et très tristes nouvelles ces derniers temps, et je dois dire que c'est très difficile à gérer émotionnellement à distance. Nous avons perdu deux amis durant ces six dernières semaines. Ma maman a chuté sur un pont de bois et s'est fracturé le péroné. Elle a dû renoncer au voyage prévu la semaine prochaine pour venir nous voir. Mon joli-papa s'est fait renverser à moto et a une vilaine fracture de la cheville, il doit se faire réopérer une deuxième fois sous peu. 

Le problème de la vie à distance, c'est qu'on nous communique souvent que les mauvaises nouvelles, car des bonnes il y en a heureusement tellement, qu'on oublie de les partager ! A bon entendeur :-)

Homesick aussi, car la Suisse me manque, même si vivre au soleil tous les jours est extraordinaire, on n'oublie pas d'où on vient. Ma famille me manque et tous nos amis. Nos chats me manquent aussi énormément. Les cafés avec les copines, le papotage... marcher dans le Jura, et planer... Les odeurs de sapin, le hululement des chouettes derrière la maison... tout, tout ou presque tout :-)

Pour ce qui est de notre semaine à trois, nous avons profité de faire tout ce que n'aime pas trop faire Julie... 

Lundi nous avons mangé de la tarte au fromage (bon c'était pas du gruyère, c'était bien moins bon, mais ça nous a rappelé tant de bons souvenirs, et puis ça a permis à Guillaume de dire que la tarte de grand-maman Vreni est bien meilleure que celle-ci... Merci.. ;-)

Mardi nous avons été pique-niquer au bord de l'océan jusqu'à la tombée de la nuit


MERCI Magali et Fabien pour le Gruyère, dégusté sur la plage c'est encore meilleur




Mercredi nous sommes allés encourager Manon à son match de foot ! Eh oui, elle fait une initiation de soccers durant 5 semaines, 4x/semaine. C'est intensif et elle avoue qu'elle aime bien ça. C'était match nul, 1-1 et on s'est bien marrés. 


Jeudi nous avons été marcher à côté du port de Santa Barbara, c'était juste fabuleux. Guillaume avait sa leçon de voile, mais il y avait trop de vent pour les petites coquilles de noix (un comble pour les marins), ils ont tiré deux bords et sont rentrés faire des jeux. C'est vrai que c'était la première fois depuis notre arrivée (tient demain ça fera trois mois...) qu'il y avait autant de vent. Beaucoup de palmiers ont perdu leurs feuilles séchées et c'est un miracle qu'aucune ne soit tombée sur notre voiture. Les drapeaux claquaient au vent, c'était magique. Il y avait une tempête de sable, tout était lisse, et la couleur de la mer, j'vous dis pas, à vous faire pâlir de jalousie... Un contraste bleu foncé majestueux...

















vendredi 2 octobre 2015

Le sourire de Julie

Le sourire de Julie vaut tout l'or du monde...

She did it !


Cela a demandé un certain effort de toutes part, mais ce soir en sortant du bus, elle était heureuse.

Nous recevions tous les soirs des photos du camp par email. Les photos de lundi de Julie étaient mitigées, mais celles que j'ai reçues mardi soir étaient plutôt désespérantes (Julie quasi en pleurs à une table), et j'ai de suite envoyé un email à son prof en lui demandant si c'était à ce point-là dramatique... Mercredi matin à 7h00 (pardon, 7am), il m'a téléphoné et nous avons parlé de longues minutes pour tenter de trouver une solution, puisque ce n'était plus possible pour la directrice de la ramener le mercredi après-midi. Julie était très triste, elle pleurait beaucoup (surtout le soir et le matin, n'arrivait pas à s'intégrer et n'arrivait pas à positiver. Si j'avais été en Suisse, j'aurai probablement été la rechercher. Là, c'est différent... les américains n'aiment pas baisser les bras. La faire rentrer aurait été un échec pour son prof, et perso, la route direction Los Angeles (2h30 par trajet sans bouchons, mais bouchons il y a toujours...) ne m'attirait guère. 

Nous avons donc pris l'option de donner la possibilité à Julie de me téléphoner quand elle en ressentait le besoin. Je l'ai eu au tel un long moment mercredi matin, ai essayé de la raisonner et lui donner du courage. Je lui ai demandé de sourire sur les photos, car même si c'était un sourire forcé, c'était moins pénible pour moi de le voir plutôt que son visage si triste. Puis je suis partie à mon cours d'anglais, bien en regard. 

A 11 heures, mon téléphone sonnait, j'ai vu que c'était le prof de Julie, et j'ai désespéré un peu, me disant que cette fois je devais aller la chercher. J'ai décroché... il avait une voix si joyeuse ! Il me téléphonait juste pour me dire qu'il ne savait pas ce que j'avais pu dire à Julie, mais que depuis qu'elle avait raccroché le téléphone elle souriait, riait, et se mélangeait aux autres. Elle parlait avec tout le monde. C'était tellement bon d'entendre ça et ça m'a tellement touchée qu'il me téléphone pour me dire ça... c'est chou, non ?

Nous avons donc continué nos conversations téléphoniques matin et soir, toujours avec des pleurs au début, puis raccrochions avec une promesse de sourires. Et ça a marché. 

Le bilan du camp est positif. Certes, elle a beaucoup pleuré, certes elle a été très triste car nous lui manquions, mais... elle a réussi à s'ouvrir, à parler avec beaucoup de ses camarades, à apprendre à les connaître et à améliorer son anglais. Elle a tenu les 5 jours prévu. Chapeau bas.