samedi 3 octobre 2015

Notre semaine sans Julie et sans Didier...

Didier est rentré dimanche dernier en Suisse pour deux semaines. Cela tombait juste sur le camp de Julie et nous nous sommes retrouvés juste à 3, durant 5 jours...

Merci pour vos messages d'encouragement  de cette semaine, ils m'ont fait beaucoup de bien.  

Homesick...
Je peux pas dire que j'en aie vraiment profité, de cette vie à trois. D'une part je devais gérer la tristesse de Julie à distance, et d'autre part, je devais gérer mon homesick... qui me poursuivait depuis plus de dix jours. Rassurez-vous ça a donné le tour hier, je vais à nouveau bien. On nous avait prévenu qu'une expatriation était moralement difficile, avec des hauts et bas et je peux ici vous le confirmer. C'est une véritable montagne russe, ingérable sur le plan émotionnel mais c'est intéressant à vivre, puisqu'on sait que c'est à durée plus ou moins déterminée. 

Nous avons eu quelques mauvaises et très tristes nouvelles ces derniers temps, et je dois dire que c'est très difficile à gérer émotionnellement à distance. Nous avons perdu deux amis durant ces six dernières semaines. Ma maman a chuté sur un pont de bois et s'est fracturé le péroné. Elle a dû renoncer au voyage prévu la semaine prochaine pour venir nous voir. Mon joli-papa s'est fait renverser à moto et a une vilaine fracture de la cheville, il doit se faire réopérer une deuxième fois sous peu. 

Le problème de la vie à distance, c'est qu'on nous communique souvent que les mauvaises nouvelles, car des bonnes il y en a heureusement tellement, qu'on oublie de les partager ! A bon entendeur :-)

Homesick aussi, car la Suisse me manque, même si vivre au soleil tous les jours est extraordinaire, on n'oublie pas d'où on vient. Ma famille me manque et tous nos amis. Nos chats me manquent aussi énormément. Les cafés avec les copines, le papotage... marcher dans le Jura, et planer... Les odeurs de sapin, le hululement des chouettes derrière la maison... tout, tout ou presque tout :-)

Pour ce qui est de notre semaine à trois, nous avons profité de faire tout ce que n'aime pas trop faire Julie... 

Lundi nous avons mangé de la tarte au fromage (bon c'était pas du gruyère, c'était bien moins bon, mais ça nous a rappelé tant de bons souvenirs, et puis ça a permis à Guillaume de dire que la tarte de grand-maman Vreni est bien meilleure que celle-ci... Merci.. ;-)

Mardi nous avons été pique-niquer au bord de l'océan jusqu'à la tombée de la nuit


MERCI Magali et Fabien pour le Gruyère, dégusté sur la plage c'est encore meilleur




Mercredi nous sommes allés encourager Manon à son match de foot ! Eh oui, elle fait une initiation de soccers durant 5 semaines, 4x/semaine. C'est intensif et elle avoue qu'elle aime bien ça. C'était match nul, 1-1 et on s'est bien marrés. 


Jeudi nous avons été marcher à côté du port de Santa Barbara, c'était juste fabuleux. Guillaume avait sa leçon de voile, mais il y avait trop de vent pour les petites coquilles de noix (un comble pour les marins), ils ont tiré deux bords et sont rentrés faire des jeux. C'est vrai que c'était la première fois depuis notre arrivée (tient demain ça fera trois mois...) qu'il y avait autant de vent. Beaucoup de palmiers ont perdu leurs feuilles séchées et c'est un miracle qu'aucune ne soit tombée sur notre voiture. Les drapeaux claquaient au vent, c'était magique. Il y avait une tempête de sable, tout était lisse, et la couleur de la mer, j'vous dis pas, à vous faire pâlir de jalousie... Un contraste bleu foncé majestueux...

















vendredi 2 octobre 2015

Le sourire de Julie

Le sourire de Julie vaut tout l'or du monde...

She did it !


Cela a demandé un certain effort de toutes part, mais ce soir en sortant du bus, elle était heureuse.

Nous recevions tous les soirs des photos du camp par email. Les photos de lundi de Julie étaient mitigées, mais celles que j'ai reçues mardi soir étaient plutôt désespérantes (Julie quasi en pleurs à une table), et j'ai de suite envoyé un email à son prof en lui demandant si c'était à ce point-là dramatique... Mercredi matin à 7h00 (pardon, 7am), il m'a téléphoné et nous avons parlé de longues minutes pour tenter de trouver une solution, puisque ce n'était plus possible pour la directrice de la ramener le mercredi après-midi. Julie était très triste, elle pleurait beaucoup (surtout le soir et le matin, n'arrivait pas à s'intégrer et n'arrivait pas à positiver. Si j'avais été en Suisse, j'aurai probablement été la rechercher. Là, c'est différent... les américains n'aiment pas baisser les bras. La faire rentrer aurait été un échec pour son prof, et perso, la route direction Los Angeles (2h30 par trajet sans bouchons, mais bouchons il y a toujours...) ne m'attirait guère. 

Nous avons donc pris l'option de donner la possibilité à Julie de me téléphoner quand elle en ressentait le besoin. Je l'ai eu au tel un long moment mercredi matin, ai essayé de la raisonner et lui donner du courage. Je lui ai demandé de sourire sur les photos, car même si c'était un sourire forcé, c'était moins pénible pour moi de le voir plutôt que son visage si triste. Puis je suis partie à mon cours d'anglais, bien en regard. 

A 11 heures, mon téléphone sonnait, j'ai vu que c'était le prof de Julie, et j'ai désespéré un peu, me disant que cette fois je devais aller la chercher. J'ai décroché... il avait une voix si joyeuse ! Il me téléphonait juste pour me dire qu'il ne savait pas ce que j'avais pu dire à Julie, mais que depuis qu'elle avait raccroché le téléphone elle souriait, riait, et se mélangeait aux autres. Elle parlait avec tout le monde. C'était tellement bon d'entendre ça et ça m'a tellement touchée qu'il me téléphone pour me dire ça... c'est chou, non ?

Nous avons donc continué nos conversations téléphoniques matin et soir, toujours avec des pleurs au début, puis raccrochions avec une promesse de sourires. Et ça a marché. 

Le bilan du camp est positif. Certes, elle a beaucoup pleuré, certes elle a été très triste car nous lui manquions, mais... elle a réussi à s'ouvrir, à parler avec beaucoup de ses camarades, à apprendre à les connaître et à améliorer son anglais. Elle a tenu les 5 jours prévu. Chapeau bas.


lundi 28 septembre 2015

Je suis un monstre

Julie est partie en camp d'école (camp Pali, exploration nature) ce matin... Nous nous sommes levées à 5h30, et le rendez-vous était fixé à 6h15 dans la cour d'école (les américains sont matinaux). Les bagages étaient faits depuis samedi, et la tension montait...

Quand je l'ai amenée au bus, elle a tenu, puis a craqué... j'ai tenté de la raisonner, puis elle est montée dans le bus, avec les autres élèves. Depuis sa fenêtre je la voyais pleurer, ce qui ne m'a pas arrangée non plus... Certains élèves ressortaient plaisanter avec leurs parents dans la bonne humeur, sauf Julie.

Ce que j'appréhendais est arrivé... Julie est ressortie du bus, en pleurant, en hurlant et en se couchant par terre, comme quoi elle n'irait pas en camp. Je vous passe le gros moment de solitude qu'on ressent dans ce genre de moment, où tous les yeux sont rivés sur vous... Elle était triste, vraiment triste. Je la comprends. Partir en camp avec des nouveaux camarades d'école (qui ne sont en fait pas encore vraiment des copains), baragouiner quelques mots dans la langue, se retrouver loin de tout, est une épreuve difficile pour un enfant sensible. Très difficile même.

Plusieurs de ses copines sont sorties du bus pour la prendre dans les bras. C'est tellement touchant, mais ça n'a pas suffit.

On m'a dit de prendre le temps, que c'était pas grave si le bus partait en retard. On m'a demandé si je voulais vraiment que Julie parte en camp, et  j'ai dit oui. Oui, car elle allait trouver du plaisir, oui car c'est une super opportunité pour elle de se faire des copains et oui encore car côté langage elle allait faire un méga bon en avant. Evidemment, Julie n'était pas de cet avis.

La directrice est venue à mon secours, et a parlé à Julie. C'est une femme très dévouée, passionnée par son métier, qui connait les prénoms de tous les enfants de son école. Elle est calme, réfléchie et sait être très convaincante. Elle lui a expliqué combien elle allait s'amuser, et combien ses copines seraient tristes si elle ne partait pas avec. Elle lui a promis qu'elle la ramènerait à la maison mercredi si vraiment ça n'allait pas (elle a prévu de passer 2 jours au camp). Si Julie reste la semaine, c'est promis, je lui amènerai des fleurs pour l'en remercier.

Puis Julie est montée dans le bus. Tous les parents ont applaudit. Elle a pu choisir à côté de qui elle allait pouvoir s'asseoir. J'ai croisé les doigts pour que les portes du bus se referment vite. Puis le bus est parti, avec 15 minutes de retard.

Et depuis, j'ai l'impression d'être un monstre.

La journée va être longue, la semaine va être longue, et je me réjouis de la retrouver vendredi, avec le sourire jusqu'aux oreilles. C'est promis, je vous donnerai des nouvelles.




jeudi 17 septembre 2015

Guigui

Guillaume vient de fêter ses 9 ans. Pas de fête avec ses copains d'école (il est visiblement pas très sociable et s'amuse tout seul à la récré :-(   ). Par contre, nous avons invité nos amis français pour une mini fête surprise. Nos pauvres voisins ont dégusté côté bruit, et nous avons dégusté le gâteau ;-)


Bon, il a eu droit à deux gâteaux, un le jour de son anni, et un le jour de sa mini fête surprise. Pis il en aura un troisième samedi, qu'il devra partager avec sa cousine, qui vient de fêter sa première année et qui prend l'avion vendredi pour des vacances en Californie ! Yaouuhhhhh ! 

Nous voulions, avec les filles, suivre un cours de décoration de gâteau à l'américaine, (genre méga super kitch, mais ça m'éclate), malheureusement le cours a été annulé, nous nous sommes donc amusées avec de la pâte à sucre...



Il a été très ému de recevoir un colis de Suisse (notre premier paquet depuis que nous sommes arrivés, mis à part ceux d'amazon et autre site de vente par internet), avec un cadeau d'anni, du choc, des bonbons et du parfait, son truc préféré ! Un immense merci aux expéditeurs  !!! 


Certains adoptent un chat ou un chien...

Nous avons opté pour un animal de "compagnie" calme, ne demandant quasi pas de soins, hormis une mouche de temps à autres...


Nous l'avons attrapée dans notre cuisine, elle avait tissé sa toile à hauteur de cheville. Notre chère veuve noire, (tiens, je me rends compte qu'on lui a même pas donné de nom) grossit à vue d'oeil. Elle est noire, avec un dessin en forme de sablier rouge sur le "ventre". Deux de ses pattes avant sont très longues et franchement, elle ne dégage aucune sympathie, mais on dira que l'expérience est "fun". Elle tient son nom de son état civil... étant donné qu'elle mange le mâle avec lequel elle s'est accouplée, son nom est plutôt mérité. 

Lorsqu'on m'avait parlé des animaux dangereux, voire mortels de Californie, tous m'ont vraiment donné la chair de poule. Le pire reste le requin, et je pense que je ne guérirai jamais de cette phobie. Pour ce qui est de l'ours, peu de chances d'en voir et si l'on prend les précautions recommandées, les risques d'agression sont minimes.  Le Mountain Lion fait partie de ces gros chats que j'éviterai de caresser, tant ses dents et ses griffes sont affûtées, mais les chances d'en croiser sont également très faibles. Restent le fameux rattlesnake (serpent à sonnettes) qui apprécie le soleil de Californie, et la veuve noire, dont le venin est très puissant, plus dangereux que celui d'un cobra, et quinze fois plus toxique que celui du serpent à sonnette parait-il (heureusement que la quantité injectée est minime, mais cela nécessite toutefois un traitement médical dans les 24 heures suite à la morsure). 

Un autre animal de compagnie que nous apprécions beaucoup, est la chienne de nos sympathiques voisins. Elle est drôle, affectueuse et adore sauter sur les gros rochers et grimper sur les arbres qu'elle peut atteindre en sautant. Nous la gardons lorsque ses propriétaires sont absents pour la journée.

       



Julie a un peu une drôle de tête sur la photo, de plus ses cheveux sont entrain de virer au vert (si, je vous assure). Il semblerait que c'est dû à la piscine... 


lundi 7 septembre 2015

Labor Day

Nous profitons de cette journée fériée pour faire une petite escapade à Guadalupe, le nom sonne bien, n'est-ce pas ? Didier m'avait emmenée sur cette plage en novembre 2014, et j'en avais gardé un souvenir extraordinaire.

La route d'accès ressemble à nos chemins suisses en hiver, lorsque la bise souffle.



Il s'agit d'une plage avec des dunes de sable, avec des rouleaux magnifiques et des courants très fort, et toute baignade est fortement déconseillée. 





Avec Guillaume, nous avons profité d'explorer un peu les dunes. Malheureusement nous n'avions pas de chaussures et le sable était chaud, très chaud...



La route d'accès étant fermée de 19h00 à 7h00 et le camping interdit (les rangers surveillent), la nuit appartient aux coyotes, renards et herbivores dont vous pouvez admirer les restes... Nous avons trouvé de nombreux squelettes. Le hurubu à tête rouge (le nom anglais sonne mieux... turkey vulture) s'en donne à coeur joie pour finir les charognes. Il s'agit d'un petit vautour  d'une envergure de 1,8 mètres et pesant 1,4 kg





Nos trois pachas ont confectionné des chaises longues en sable, avec vue sur l'océan... y a pire...





Sur notre chemin du retour, nous n'avons pas résisté... et avons fait une halte sur l'aérodrome de Santa Ynes, où quelques planeurs sont stationnés. Un vol passager d'une heure avec un Schweizer (un vieux planeur biplace) coûte dans les 450 $  !!!. Nous avons rencontré le pilote remorqueur, qui nous a gentiment expliqué comment les planeurs évoluent dans les thermiques et que c'est un sport extraordinaire...

Qui l'eut crû... :-)





Puis rapide halte au Cachuma lake. Le niveau d'eau est très bas, la sécheresse en Californie est terrible. Même la structure du barrage est hors de l'eau...





La vie est belle

J'ai pas grand chose à écrire, le sujet est trop vaste et les photos parlent d'elles-même.

Tout était là pour que les images soient bonnes... La plage était magnifique, peu de pente, un coucher de soleil amazing et de la bonne humeur.








La seule phrase qui me vient vraiment à l'esprit quotidiennement est la suivante : 

Profites de ta journée comme si c'était la dernière...