dimanche 15 novembre 2015

Guadalupe for ever

Il y a une des plages, dont je ne me lasserai probablement jamais. Malheureusement elle est un peu "loin" de Santa Barbara (1h30 de route), mais c'est tellement reposant et ressourçant, que le déplacement en vaut la peine, surtout en bonne compagnie. J'y suis retournée par une belle journée d'octobre... avec mon papa.


Ici tout est beau. Peu de monde


Des images amazing !


Des contrastes de couleurs extraordinaires


Des dunes de sable


 Bref, ça se passe de commentaire



Vous le reconnaissez ? Demandez lui... il a adoré.


Je sais c'est un peu mesquin, de vous montrer des pareilles images. Mais quand on aime, on partage tout, et là, c'est que du bonheur :-)

mercredi 11 novembre 2015

Octobre, un mois bien occupé

Vendredi 8 octobre, ma soeur et sa petite famille étaient de retour parmi nous. En prime, ils nous ont ramené mon papa "Popy", qui est venu nous trouver tout seul, laissant ma maman et son plâtre en Suisse (rassurez-vous, ils ont des voisins adorables, et elle a passé son temps à jouer du cors des Alpes, à taper le carton et à inviter des gens !, elle ne s'est nullement ennuyée (qu'elle dit) ).

Nous avons également "récupéré" Didier ce soir-là, qui rentrait de 12 jours passés dans notre belle patrie.


Nous avons profité de la plage, les enfants ont creusé un trou pour y enterrer Guillaume. Il a d'abord trouvé ça très drôle, jusqu'à ce que sa cousine vienne prendre appui sur sa tête et cueillir une petite touffe de cheveux ;-)



Le lendemain, alors que les "suisses" partaient en tripp baleine, nous avons profité de visiter le zoo de Santa Barbara. Il n'est pas très grand, mais très joli, et très vert comme tout Santa Barbara d'ailleurs.


On peut y rencontrer des espèces rares... 


Mercredi 13, Magali, Fabien et Carine sont repartis pour prendre l'avion à Los Angeles. Les adieux étaient humides mais Magali a vite repris ses esprits... Une des barres qui tenait le store du bus camping s'est détachée sur l'autoroute, ils ont donc dû faire faire une réparation rapide du matériel. Cela met du piment dans la vie... et lui a permis de penser à autre chose.

Mercredi, Guillaume est parti "en camp", avec sa classe, dormir sur un vieux bateau à voile (mais amarré au port de Santa Barbara). Ils ont chanté, mangé, bu (de l'eau), dansé jusqu'au petit matin. Nous l'avons récupéré jeudi après-midi, mort de fatigue...et moyennement convaincu par son expérience de matelot. 

Jeudi matin, nous avons profité avec mon papa d'aller faire le Ratelsnake trail (bon, on s'est un peu perdus sur la fin car on s'est trompés de chemin (le guide des balades est expliqué en anglais... on a encore des progrès à faire), mais c'était bien sympathique, beau, sauvage et original. Malheureusement ou heureusement, nous n'avons pas vu de ratelsnake... (serpent à sonnette). Après 3 heures de marche, nous étions de retour à la voiture. 




Le samedi, nous avons profité d'aller au Port de Santa Barbara, où se déroulait justement la fête du port... On pouvait déguster des langoustes, des oursins et autres poissons. C'était bondé de monde mais en fin de compte, c'était très dépaysant et très asiatique ! Visiblement la fête est prisée par les chinois qui raffolent des oursins.


Nous avons profité de visiter le Tallschip, bateau sur lequel Guillaume avait dormi une nuit cette semaine. 


Puis nous avons écouté des chansons des Beatles, repris par un groupe (pas très jeune et très discret) sous un chêne de Santa Barbara. Santa Barbara, c'est un peu comme Morges. Il y a des chanteurs et musiciens un peu partout dans les rues (bon y a aussi beaucoup de clochards qui tendent leur pancarte et leur gobelet sans faire de bruit). 

Le ciel s'étant enfin dégagé, nous avons pris le chemin des crêtes, permettant une vue sur l'arrière pays et sur Santa Barbara. La route est peu fréquentée et magnifique. Parfois on y rencontre de belles créatures. Nous avons ramené quelques pommes de pin en forme d'ananas pour décorer notre maison. 



Halloween s'approchant à grand pas, la visite de ce champ de courges était indispensable. Vieux tracteurs, jolies décorations, et des courges de toutes les tailles.



Nous avons également eu la visite de notre ami José (du vol à voile) et de sa famille, qui ont fait un road tripp en Californie et ont fait le détour jusqu'à Santa Barbara.  C'était très chouette ! Merci !

lundi 2 novembre 2015

Nos premières visites de septembre

Me voici de retour, avec quelques récits. Je sais, je vous ai un peu abandonnés, égoïstement, pour profiter de nos invités !

Ma soeur, mon beau-frère et mon adorable filleule sont arrivés le 19 septembre. Les enfants campaient quasiment sur le palier de porte pour pouvoir leur sauter dessus dès leur arrivée. Combien de fois, ce jour-là j'ai entendu... mais quand est-ce qu'ils arrivent ? Et finalement, ils sont arrivés bien fatigués, en fin d'après-midi. Les retrouvailles étaient intenses, j'vous dis pas comme ça fait du bien !


Carine a bien grandi, bien qu'on n'aie pas vraiment remarqué... ma soeur nous envoyant quasi hebdomadairement des photos et des vidéos d'elle... 

Nous avons profité de refêter les anniversaires de Carine et Guillaume et nous sommes baladés dans les rues de Santa Barbara, au Warf avec quelques rencontres insolites... Je dois dire que j'ai un peu omis de faire des photos...


Je vous laisse  admirer la taille de la gare de Santa Barbara, petite ville dont le nombre d'habitants (banlieu comprise) est quasi identique à celui de Lausanne...



Le dimanche, ma soeur devant préparer le bus camping pour leur road tripp, a confié sa fille à ses nièces... et voici le résultat lorsqu'elle l'a récupérée...


Puis ils sont repartis sur les routes de Californie. Ils finiront leurs vacances chez nous, mi-octobre. Bonne route !




mercredi 28 octobre 2015

Les histoires drôles de Guillaume

Guillaume est le plus discret des trois en ce qui concerne l'apprentissage de l'anglais... et pourtant...


Un soir, alors que j'allais me coucher, je suis entrée dans la chambre de Guillaume pour fermer un peu sa fenêtre. Il était assis au milieu de son lit. Je lui ai demandé ce qu'il faisait....

- Somebody helps ?

Quoi ? répète stp

- Somebody helps ?

Ai-je bien entendu ? 

J'ai allumé la lumière. Il saignait du nez et visiblement il n'était pas vraiment réveillé. Je l'ai gentiment secoué, accompagné aux toilettes puis l'ai ramené au lit. Le lendemain il ne se rappelait de rien. Wouahhh, il rêve même en anglais....




Dans un autre style...

Nous nous promenions sur State Street à Santa Barbara, bondée de touristes (j'adore dire ça, puisque nous n'en sommes pas). Nous nous sommes arrêtés au passage piétons, en attendant que ça passe au "blanc". A côté de nous, deux hommes, dans la soixantaine, avec un accent bien français discutaient ensemble.

Guillaume, sans gêne, leur lance en anglais...
- Hey, you speake french !!! 

Je le trouvais bien culotté de leur lancer un pavé pareil, mais ça m'a bien fait rire.

Ce qui m'a encore plus fait rire, c'est la réponse des français... :

- Oh, désolé mon ptit bonhomme, nous ne parlons pas un mot d'anglais et n'avons rien compris à ce que tu racontes !

Yes ! Good job ! 






samedi 3 octobre 2015

Notre semaine sans Julie et sans Didier...

Didier est rentré dimanche dernier en Suisse pour deux semaines. Cela tombait juste sur le camp de Julie et nous nous sommes retrouvés juste à 3, durant 5 jours...

Merci pour vos messages d'encouragement  de cette semaine, ils m'ont fait beaucoup de bien.  

Homesick...
Je peux pas dire que j'en aie vraiment profité, de cette vie à trois. D'une part je devais gérer la tristesse de Julie à distance, et d'autre part, je devais gérer mon homesick... qui me poursuivait depuis plus de dix jours. Rassurez-vous ça a donné le tour hier, je vais à nouveau bien. On nous avait prévenu qu'une expatriation était moralement difficile, avec des hauts et bas et je peux ici vous le confirmer. C'est une véritable montagne russe, ingérable sur le plan émotionnel mais c'est intéressant à vivre, puisqu'on sait que c'est à durée plus ou moins déterminée. 

Nous avons eu quelques mauvaises et très tristes nouvelles ces derniers temps, et je dois dire que c'est très difficile à gérer émotionnellement à distance. Nous avons perdu deux amis durant ces six dernières semaines. Ma maman a chuté sur un pont de bois et s'est fracturé le péroné. Elle a dû renoncer au voyage prévu la semaine prochaine pour venir nous voir. Mon joli-papa s'est fait renverser à moto et a une vilaine fracture de la cheville, il doit se faire réopérer une deuxième fois sous peu. 

Le problème de la vie à distance, c'est qu'on nous communique souvent que les mauvaises nouvelles, car des bonnes il y en a heureusement tellement, qu'on oublie de les partager ! A bon entendeur :-)

Homesick aussi, car la Suisse me manque, même si vivre au soleil tous les jours est extraordinaire, on n'oublie pas d'où on vient. Ma famille me manque et tous nos amis. Nos chats me manquent aussi énormément. Les cafés avec les copines, le papotage... marcher dans le Jura, et planer... Les odeurs de sapin, le hululement des chouettes derrière la maison... tout, tout ou presque tout :-)

Pour ce qui est de notre semaine à trois, nous avons profité de faire tout ce que n'aime pas trop faire Julie... 

Lundi nous avons mangé de la tarte au fromage (bon c'était pas du gruyère, c'était bien moins bon, mais ça nous a rappelé tant de bons souvenirs, et puis ça a permis à Guillaume de dire que la tarte de grand-maman Vreni est bien meilleure que celle-ci... Merci.. ;-)

Mardi nous avons été pique-niquer au bord de l'océan jusqu'à la tombée de la nuit


MERCI Magali et Fabien pour le Gruyère, dégusté sur la plage c'est encore meilleur




Mercredi nous sommes allés encourager Manon à son match de foot ! Eh oui, elle fait une initiation de soccers durant 5 semaines, 4x/semaine. C'est intensif et elle avoue qu'elle aime bien ça. C'était match nul, 1-1 et on s'est bien marrés. 


Jeudi nous avons été marcher à côté du port de Santa Barbara, c'était juste fabuleux. Guillaume avait sa leçon de voile, mais il y avait trop de vent pour les petites coquilles de noix (un comble pour les marins), ils ont tiré deux bords et sont rentrés faire des jeux. C'est vrai que c'était la première fois depuis notre arrivée (tient demain ça fera trois mois...) qu'il y avait autant de vent. Beaucoup de palmiers ont perdu leurs feuilles séchées et c'est un miracle qu'aucune ne soit tombée sur notre voiture. Les drapeaux claquaient au vent, c'était magique. Il y avait une tempête de sable, tout était lisse, et la couleur de la mer, j'vous dis pas, à vous faire pâlir de jalousie... Un contraste bleu foncé majestueux...

















vendredi 2 octobre 2015

Le sourire de Julie

Le sourire de Julie vaut tout l'or du monde...

She did it !


Cela a demandé un certain effort de toutes part, mais ce soir en sortant du bus, elle était heureuse.

Nous recevions tous les soirs des photos du camp par email. Les photos de lundi de Julie étaient mitigées, mais celles que j'ai reçues mardi soir étaient plutôt désespérantes (Julie quasi en pleurs à une table), et j'ai de suite envoyé un email à son prof en lui demandant si c'était à ce point-là dramatique... Mercredi matin à 7h00 (pardon, 7am), il m'a téléphoné et nous avons parlé de longues minutes pour tenter de trouver une solution, puisque ce n'était plus possible pour la directrice de la ramener le mercredi après-midi. Julie était très triste, elle pleurait beaucoup (surtout le soir et le matin, n'arrivait pas à s'intégrer et n'arrivait pas à positiver. Si j'avais été en Suisse, j'aurai probablement été la rechercher. Là, c'est différent... les américains n'aiment pas baisser les bras. La faire rentrer aurait été un échec pour son prof, et perso, la route direction Los Angeles (2h30 par trajet sans bouchons, mais bouchons il y a toujours...) ne m'attirait guère. 

Nous avons donc pris l'option de donner la possibilité à Julie de me téléphoner quand elle en ressentait le besoin. Je l'ai eu au tel un long moment mercredi matin, ai essayé de la raisonner et lui donner du courage. Je lui ai demandé de sourire sur les photos, car même si c'était un sourire forcé, c'était moins pénible pour moi de le voir plutôt que son visage si triste. Puis je suis partie à mon cours d'anglais, bien en regard. 

A 11 heures, mon téléphone sonnait, j'ai vu que c'était le prof de Julie, et j'ai désespéré un peu, me disant que cette fois je devais aller la chercher. J'ai décroché... il avait une voix si joyeuse ! Il me téléphonait juste pour me dire qu'il ne savait pas ce que j'avais pu dire à Julie, mais que depuis qu'elle avait raccroché le téléphone elle souriait, riait, et se mélangeait aux autres. Elle parlait avec tout le monde. C'était tellement bon d'entendre ça et ça m'a tellement touchée qu'il me téléphone pour me dire ça... c'est chou, non ?

Nous avons donc continué nos conversations téléphoniques matin et soir, toujours avec des pleurs au début, puis raccrochions avec une promesse de sourires. Et ça a marché. 

Le bilan du camp est positif. Certes, elle a beaucoup pleuré, certes elle a été très triste car nous lui manquions, mais... elle a réussi à s'ouvrir, à parler avec beaucoup de ses camarades, à apprendre à les connaître et à améliorer son anglais. Elle a tenu les 5 jours prévu. Chapeau bas.


lundi 28 septembre 2015

Je suis un monstre

Julie est partie en camp d'école (camp Pali, exploration nature) ce matin... Nous nous sommes levées à 5h30, et le rendez-vous était fixé à 6h15 dans la cour d'école (les américains sont matinaux). Les bagages étaient faits depuis samedi, et la tension montait...

Quand je l'ai amenée au bus, elle a tenu, puis a craqué... j'ai tenté de la raisonner, puis elle est montée dans le bus, avec les autres élèves. Depuis sa fenêtre je la voyais pleurer, ce qui ne m'a pas arrangée non plus... Certains élèves ressortaient plaisanter avec leurs parents dans la bonne humeur, sauf Julie.

Ce que j'appréhendais est arrivé... Julie est ressortie du bus, en pleurant, en hurlant et en se couchant par terre, comme quoi elle n'irait pas en camp. Je vous passe le gros moment de solitude qu'on ressent dans ce genre de moment, où tous les yeux sont rivés sur vous... Elle était triste, vraiment triste. Je la comprends. Partir en camp avec des nouveaux camarades d'école (qui ne sont en fait pas encore vraiment des copains), baragouiner quelques mots dans la langue, se retrouver loin de tout, est une épreuve difficile pour un enfant sensible. Très difficile même.

Plusieurs de ses copines sont sorties du bus pour la prendre dans les bras. C'est tellement touchant, mais ça n'a pas suffit.

On m'a dit de prendre le temps, que c'était pas grave si le bus partait en retard. On m'a demandé si je voulais vraiment que Julie parte en camp, et  j'ai dit oui. Oui, car elle allait trouver du plaisir, oui car c'est une super opportunité pour elle de se faire des copains et oui encore car côté langage elle allait faire un méga bon en avant. Evidemment, Julie n'était pas de cet avis.

La directrice est venue à mon secours, et a parlé à Julie. C'est une femme très dévouée, passionnée par son métier, qui connait les prénoms de tous les enfants de son école. Elle est calme, réfléchie et sait être très convaincante. Elle lui a expliqué combien elle allait s'amuser, et combien ses copines seraient tristes si elle ne partait pas avec. Elle lui a promis qu'elle la ramènerait à la maison mercredi si vraiment ça n'allait pas (elle a prévu de passer 2 jours au camp). Si Julie reste la semaine, c'est promis, je lui amènerai des fleurs pour l'en remercier.

Puis Julie est montée dans le bus. Tous les parents ont applaudit. Elle a pu choisir à côté de qui elle allait pouvoir s'asseoir. J'ai croisé les doigts pour que les portes du bus se referment vite. Puis le bus est parti, avec 15 minutes de retard.

Et depuis, j'ai l'impression d'être un monstre.

La journée va être longue, la semaine va être longue, et je me réjouis de la retrouver vendredi, avec le sourire jusqu'aux oreilles. C'est promis, je vous donnerai des nouvelles.