samedi 2 juillet 2016

Monument Valley

Si vous avez lu Lucky-Luke, Monument Valley est un incontournable...


Nous y sommes arrivés le lundi 13, en fin d'après-midi. Devant nous, des paysages extraordinaires, tout droits sortis des westerns. Il ne manquait que la chanson "I am a poor lonesone cowboy" pour nous mettre à 100 % dans l'ambiance. 



Après avoir installé notre bus, nous nous sommes assis sur des cailloux et avons admiré le paysage... Mon papa nous a offert à souper au restaurant, puis nous nous sommes mis aux premières loges pour le coucher de soleil.



C'était beau, magique.



Après une bonne douche, personne n'a demandé son reste. Je me suis réveillée très tôt. Après avoir entre-ouvert le rideau, j'ai pu voir que le soleil allait pointer le bout de son nez. Tentative d'un lever discret réussi, je n'ai réveillé personne et suis allée m'asseoir sur mon caillou, seule au monde, pour profiter de ce merveilleux moment. J'avais lu que le lever du soleil était beaucoup moins beau que le coucher. Personnellement, j'ai l'ai largement préféré. Un silence absolu, pas d'enfant qui râle en demandant "c'est bon, on peut rentrer, on en a marre !", juste un moment pour soi... et les photos parlent d'elles-même.




Vers 8h00, nous avons pris le large direction Mesa Verde. Lors d'un arrêt photo, nous sommes repartis sans mon papa, qui traînait un peu, mais nous nous en sommes très rapidement rendu compte ;-)






Horseshoe Bend et Antelope canyon

Lundi 13, cap en direction de la région du lac Powel. Notre premier arrêt : Horseshoe Bend, en Arizona. Une petite marche d'une vingtaine de minutes dans le sable nous permet d'atteindre ce joli point de vue. Aucun aménagement de sécurité n'est prévu, vous pouvez donc vous approcher aussi près du bord que vous le désirez.


On y voit un Canyon, avec au fond, le Colorado, qui fait une courbe de 180° autour d'un immense rocher. C'est vrai qu'il porte bien son nom, et ressemble, en effet, à un fer à cheval, mais vous ne le verrez pas bien sur la photo, puisque l'on ne s'est pas trop approché du bord de la falaise !


Des cars entiers d'asiatiques s'y sont arrêtés. On entend même du suisse allemand (aie les oreilles !).

Etant donné que j'ai le vertige, je n'ai pu apprécier la beauté du paysage, rien que de voir les gens s'approcher si près du vide m'a donné de la nausée pour quelques heures. La rue de cumulus par contre, nous a pas laissés indifférents, et nous avons bien pensé à tous nos amis vélivoles qui subissent les pluies interminables en Suisse...


Nous avons repris le camping car pour nous déplacer sur Antelope Canyon, à une vingtaine de minutes. Vu la forte demande des visites, on nous avait demandé de venir au moins 1h30 à l'avance sur l'heure fixée. Grâce à notre lever très matinal au Grand Canyon (3h50 du matin), nous sommes arrivés 2 heures en avance. (Pour la deuxième fois de la journée, j'ai raté l'entrée du parc. Didier a dû râler encore, car je suis nulle en navigation... pauvre de lui... ).

Antelope Canyon, j'en avais beaucoup entendu parler et vu passablement de photos. Je savais que c'était tenu par les indiens qui en faisaient leur business et qu'il y avait des frais d'entrée dans le parc à payer, en plus de la visite. Pour être sûr de pouvoir visiter Antelope, mieux vaux réserver bien à l'avance. Je m'attendais à  arriver dans une sorte d'immense canyon, avec des petits stands de bijoux et paniers indiens, des mini bureaux touristiques et quelques stands de nourriture. Nous sommes arrivés sur un parking. Au bout du parking, une toute petite case, des bancs sous un couvert et des jeeps. C'est tout :-) . 


Par bonheur, vu notre avance,  la dame nous a proposé de prendre le tour d 'avant, soit 13h00. Parfait, la lumière ne sera que meilleure. Nous nous sommes entassés sur les banquettes de la jeep, conduite par notre guide. La piste, pleine de trous, nous secouait dans tous les sens, heureusement personne n'a été malade.


Puis nous sommes arrivés devant le Canyon. Tout est minuté. Il faut suivre la guide. Par chance, elle était super sympa. Elle a fait tous les réglages sur nos appareils photos (visiblement elle connaît tous les modèles d'appareil photos et téléphones) pour que la luminosité soit au top. Elle nous montrait exactement où nous positionner pour faire la meilleure photo, et souvent les faisait elle-même. 



Le canyon était magnifique avec des couleurs extraordinaires. La visite nous a coûté un os, mais en valait la peine (48 dollars par adulte au total).



A 14h00, nous avons repris notre bus, en direction de Monument Valley.




vendredi 1 juillet 2016

Grand Canyon

Nous sommes arrivés au Grand Canyon dans l'après midi, avons pris possession de notre très charmante place de camping dans les pins, monté la tente pour les deux nuits sur place et sommes partis prendre le bus gratuit, nous permettant de nous déplacer le long du canyon.


Il faisait beau, mais de nombreux cumulus cachaient le soleil et la lumière n'était pas extraordinaire. Arrivés au premier point de vue, le Matter point, je vous passerai les Wouahhh et les ohhh d'exclamation. C'est grand. C'est immense et c'est beau.


Le coucher du soleil, vu la présence des nuages, était quasi inexistant. Tant pis, on retentera notre chance le lendemain.

Après un bon souper cuit au feu de bois et une nuit pas tout à fait récupératrice, nous avons repris le bus. Nous avons prévu une petite randonnée d'une à deux heures, le south Kaibab trail. Si la chaleur le permet, nous rallongerons la rando.


La descente dans le canyon est intéressante. On a croisé deux troupeaux de mulets. Arrivés rapidement à notre premier point, nous avons décidé de continuer notre descente. Il faisait chaud, mais rien de dramatique. Nous avons pique-niqué 30 minutes plus tard à Cedar Ridge. Vers 13h00, nous nous sommes attaqués à la montée. Mon papa avait estimé la montée à 2h00, Guillaume l'a faite en 35 minutes... Nous avons eu la chance de pouvoir observer un condor, quel bonheur !





Pour ma part, je me suis arrêtée pour porter secours à un couple de français. La femme de 64 ans a fait un gros malaise sur la montée. Elle a perdu deux fois connaissance et était hyper faible. Nous avons commencé par la couvrir pour la protéger du soleil. La communication était très difficile. Elle n'avait quasi plus de force pour parler et ouvrir les yeux. Nous avons donc communiqué en se serrant la main. Pour dire oui, elle me serrait deux fois la main, et pour non, une fois. Il ne fallait surtout pas la laisser s'endormir, et l'hydrater au maximum. D'autres randonneurs nous ont donné des bouteilles d'eau.


Lorsque nous avions dîné, nous avions discuté avec un "volunteer" qui s'occupe de mettre en garde les randonneurs. Marcher dans le désert du Grand Canyon n'est pas anodin. Il fait chaud, très chaud, et il faut être préparé. Tant au niveau de l'eau, de la nourriture que des habits. Je savais que ce Monsieur allait certainement bientôt arriver, car je l'avais dépassé sur le début de la montée. Par bonheur, il est en effet arrivé une vingtaine de minutes après moi auprès de la dame.

Le couple de français ne savait quasi pas l'anglais. J'ai donc pu servir d'intermédiaire, et mille fois j'ai pensé à ma prof d'anglais, Blanca, qui m'a tant appris ! Pour une fois, je me suis sentie tellement utile ! Le volunteer a sorti de son sac des sachets de Gatorade, qu'il a mélangé dans les bouteilles d'eau. Il avait également des "ptits poissons" salés, ceux qu'on sert pour l'apéro. Il nous a expliqué que dans le désert, il ne fallait pas emporter de snacks sucrés, mais que du salé (sur ce coup-là, j'ai donc fait tout faux).

La dame a dû boire au total 1 litre de boisson énergisante, et manger un paquet de snacks. Elle qui n'aimait pas le salé, c'était bien difficile. Et pour la boisson, c'est pas ce qu'il y a de meilleur.

Après 5 dl de boisson, elle a gardé ses yeux ouvert, nous avons pu parler un peu. Il a fallu encore une heure pour qu'elle commence à se sentir "bien". Elle a avoué que c'était une épreuve très difficile de devoir répondre à toutes les questions du début, car elle n'avait qu'une seule envie, c'était de dormir. Des crampes aux mollets l'ont beaucoup fait souffrir.

En Suisse, sans hésitation, j'aurai appelé la Rega. Mais au Grand Canyon, ça marche pas comme ça. Ils ont bien un hélicoptère, qui n'intervient qu'en cas de malaise cardiaque ou de chute avec fractures. Autant vous dire qu'avec le nombre d'imbéciles (pardon) qui s'amusent à se mettre en valeur le plus près possible du bord du précipice pour faire le meilleur selfie (de plus en tongs), les chutes sont fréquentes et parfois fatales. Nous avons vu certaines personnes prendre des risques débiles, et cela m'a donné de la nausée !

Pour en revenir à notre histoire, après près de deux heures de "retappage", Madame était à nouveau debout, et nous avons entamé la montée, la soutenant de chaque côté. Nous nous sommes arrêtés très souvent pour lui donner à boire et à manger. Elle était bien courageuse. Un pas devant l'autre, nous sommes arrivés au sommet, ce qui était inespéré quelques heures auparavant.Tout le monde était bien soulagé que cette histoire se finisse si bien, et c'est avec un peu d'émotion que nous nous sommes quittés sur le parking. Sans l'aide du volunteer avec sa boisson énergisante et ses snacks, nous y serions encore.

J'ai retrouvé ma famille à l'autre bout du parc (grâce aux échanges whats ap). Nous avons profité de faire quelques points de vue en bus, avant de nous jeter sur une "pizza". Le ciel était beau, et cette fois, nous étions convaincus que le coucher de soleil serait majestueux. Boaf... on a été un peu déçus. On s'attendait à voir les rochers se colorer de rouge, mais que neni, pas pour nous.




Nous nous sommes couchés rapidement. Nous avions envie de vivre un, paraît-il, magnifique lever de soleil au canyon, prévu à 5h11 le lendemain matin. Levés à 3h50... le ciel n'était pas clair, mais tant pis, on était debout. Nous avons marché jusqu'au bus, dont le premier passe à 4h00. Arrivés au visitor center... il pleuvait à verses, ça nous a fait rire... Nous avons repris un autre bus qui nous a emmené au point de vue recommandé par une des ranger. Nous n'étions pas seuls. Beaucoup de personnes se sont levées pour voir le lever du soleil qui s'est caché derrière les nuages. A 5h45, nous sommes retournés prendre le bus et à 6h30, nous déjeunions. A 7h30 nous avons quitté le Grand Canyon pour de nouvelles aventures... direction la ville de Page.


Départ pour 16 jours de roadtrip

Le 10 juin, nous sommes partis, accompagnés de mon papa, en roadtrip. Nous avions pu louer un grand camping car de 10 mètres de long à un prix extrêmement intéressant... sur un site français... Même les recherches de location aux USA étaient beaucoup plus chères pour le même véhicule.


De base, il était prévu de rouler dans les 2700 miles (4345 km) ... en fin de compte, le compteur en a affiché 3200...(5150 km). Heureusement, nous avions opté pour un forfait kilométrage illimité.


Après avoir rendu la liberté à notre animal de compagnie (notre veuve noir, capturée dans notre cuisine en août 2015...), nous sommes partis à midi, nous avons roulé (Didier a conduit quasi la totalité du trip !!!) jusqu'à Kingman, dans un camping Koa. La piscine et le jacuzzi ont été forts appréciés après ce long voyage (près de 8h00 de route avec quelques arrêts). Le souper tardif à 22h00 nous a tous calés jusqu'au petit matin.


Le samedi matin, nous avons été faire quelques courses puis avons repris la route direction Grand Canyon (env. 3 heures). La tenancière du camping nous avait conseillé de prendre la mythique route 66, ce que nous avons fait avec plaisir malgré le petit détour.



L'arrivée de grand-popy Peter et Graduation ceremony

Le 3 juin, Manon a eu droit à une graduation party à son école, qui a eu lieu le jour de son anniversaire, et autant vous dire qu'elle en a bien profité. Musique à coin, jeux fun, châteaux gonflables pour adolescents (je vous entends ricaner depuis ici, mais oui, ça existe), pizza, glaces et popcorn

Mon papa est arrivé dimanche 5 juin, après un séjour intéressant à New York. Pour qu'il soit directement dans le rythme soutenu de nos futures vacances, je l'ai emmené à la pêche. Cette fois, j'ai été lamentable, n'ai attrapé que des trucs riquiqui ou alors immangeables. Popy a été bien plus chanceux, en sortant par moment deux poissons à la fois. Heureusement, sinon on aurait dû s'arrêter à la poissonnerie pour aller acheter le souper.




Mardi soir, nous avons été à la burger party de l'école de Julie. C'était fort sympathique, nous avons déplié nos couvertures dans un joli parc arborisé pour manger.

Lors de chaque changement d'école, l'élève a droit à une graduation, ce qui était le cas pour Julie et pour Manon. En Suisse, cela s'appelle les "promotions" mais cela n'a lieu qu'à la fin de l'école obligatoire.


Mercredi matin, Didier a pris congé pour la graduation ceremony. Les parents doivent amener leurs sièges le jour d'avant s'ils veulent avoir une bonne place. Dès 15h00, il est possible d'installer sa chaise. Certains parents font la queue dès midi, pour s'assurer d'être tout devant, c'est plutôt pathétique mais ça nous fait bien rire. Le mercredi matin donc, nous étions assis à nos super places (et n'allez pas croire que nous avons fait la queue depuis midi). L'orchestre de l'école nous a fait patienter, puis nous nous sommes levés pour le Pledge et l'hymne national. Discours officiels, chants par le groupe vocal. Chaque élève a été appelé par son nom et a dû défiler pour chercher son certificat. Mais... même si l'appel des 450 élèves a pris un temps certain, c'était très bien. Ah, j'ai presque oublié de vous parler du code vestimentaire... pour les filles, les robes doivent être plus longues que le bout des doigts tendus le long des jambes (raté pour les mini-jupes) pas de bretelles spaghettis, pas de shorts pour les garçons, etc. Tout mauvais comportement donnera lieu à 20 heures de travaux "forcés" à l'école pour recevoir le fameux certificat :-)




Jeudi matin, nous sommes partis, avec Didier, chercher notre bus camping. Hé oui, vous aurez de quoi lire ces prochains temps, car nous sommes partis en roadtrip...

Vendredi matin,  nous avons assisté à la cérémonie de graduation de Julie, un peu plus simple, mais tout aussi bien.






et vendredi à midi... nous sommes partis, dans notre petit camping car de 30 feet (10 mètres) de long.